Archive for the ‘Poésie’ Category

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//La femme poisson

In Poésie,Uncategorized on mai 5, 2011 par camillegrezillier Tagué: , , , , ,

Certains jours il y a des hasards, 

A l’angle de la rue il y avait cette femme au ventre tout rond

Plus tard au mur, ce dessin de la femme poisson. Chez mon amie Diane.

De profil, son ventre était transparent comme un bocal, et puis ce petit poisson rouge dans son ventre tout rond.

Comme le poisson que nous avions petits ma soeur, mon frère et moi

Nous l’avions baptisé Clément

— Dakar 5.5.2011

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J’ai découvert Arthur Adamov, poète sacré

In Poésie on novembre 17, 2010 par camillegrezillier

Arthur Adamov, l’intrigant. D’abord, la couverture hachurée marron du recueil. Un livre très fin, 19 poèmes. Puis, je l’ai pris délicatement dans le rayon poésie de la librairie. Je ne connaissais pas encore la collection « La source d’URD ». Le puits d’URD était dans la mythologie nordique un puits d’où jaillissaient une source sacrée. 

Extrait –

Je voudrais connaître une jeune fille mince et triste que je ferais monter dans une automobile exagérément longue. Il pleuvrait très fort et il ferait nuit. Nous roulerions serrés l’un contre l’autre mais sans faire aucun geste. Seulement de temps en temps, j’embrasserais ses mains.

Les mots sont pudiques. Enfin, j’écoute Vassilis Tsabropoulos.

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Poetry about empathy

In Poésie on juin 23, 2010 par camillegrezillier

« LISTEN »

youths sleuth around phone booths dial zero for the operator, hopefully coming full circle.
communicating cross continents cross currents compassion comes correct.
caring for what feel others, sisters brothers all in same stance, similar circular motions too.
boo hoo sob rivers send shivers down this spine of mine been there too, boo. blue’s clues help, so i’m onto you, as in with arms in hug mode for share loads. let me make myself clear l-e-a-n on me for a minute, here. you help me when let help thee forget the i and mines these ties that bind-forces combine and unwind, empathic ears allow to recline. heads back on laps, crooning raps akin to « Taps » for heavy head sorrows dead tomorrows. until born. still. dawns come in rows for eternity…the i and i reminds.
thanks heavens there was someone here to clear airs of despair i nearly blew chunks for a second-there. you were. so deftly marching to the beat of my own heart. its an art- the art that refreshes us to start anew. true to our fellow blah-blahs as forth spew the wah-wahs. word up- kids go ga-ga for goddess manifest through that sentiment of understanding when prevalent in center of chest .

so lay me down to rest. lay me down to rest. lay me down to rest.

written by Jaya Garafola in Ithaca (the 23rd June 2010)

Jaya, poète et philosophe nomade

L’été dernier, j’allais sur la route de Seattle à LA. Je le rencontre un soir à Santa Cruz. Il revenait du Burning Man, dans le désert du Nevada, encore tout ébloui par cet intense festival. Il retrouvait ce soir-là son père sur la route du retour vers NYC. Toute la soirée, nous avons discuté, toute la nuit aussi. Les mots, les phrases étaient beaux dans cet été infini.

Il est l’une des seule personne que je connaisse à aimer autant la vie, les hommes, un amour pur et désintéressé. « Think positive » est sa devise. Il passe du temps dans les communautés, en méditation, seul parfois. Il vit aujourd’hui à Ithaca, dans l’Etat de New York. Je l’ai souvent au téléphone, nous parlons encore beaucoup de la vie, sans nous connaître vraiment. Une relation unique.